Rapport de lecture : Intelligence du travail (Pierre-Yves Gomez)

Merci à Irène Malverde pour le résumé ci-dessous. Irène est la première à contribuer à noutre nouvelle rubrique de ressources internes destinée à créer une base de connaissances librement accessibles à tous les collaborateurs/trices d'Aptitude Experts.

Intelligence du Travail, par Pierre-Yves Gomez

Une nation est le produit du travail accompli par ceux qui la constituent. Mais nous avons fini par oublier que nous sommes des travailleurs avant d'être des consommateurs. Bercés par les illusions d'une société ludique et abondante, souvent déçus par l'entreprise, nous avons perdu le sens de ce que nous sommes et de ce que nous faisons.

Mais certains sont en train de reconquérir l'intelligence de leur travail : échanges de services entre particuliers, partages libres d'investissements ou de savoirs, nouvelles formes d'organisation …

​L'économie de proximité bouleverse nos modes de vie, elle crée des liens directs entre les producteurs et les consommateurs, des solidarités économiques inédites.

À l'heure de la digitalisation, de la robotisation et des révolutions dans le management des entreprises, une grande bataille a commencé. Ce n'est plus celle des prolétaires contre les capitalistes. C'est celle qui oppose, jusqu'en chacun de nous, la cité du travailleur à la cité du consommateur.

Laquelle des deux l'emportera sur l'autre ? Il n'y a plus qu'une question politique – et c'est celle-là.

Dans le livre​, c’est précisément l’opposé que l’aut​eur met en évidence, c’est-à-dire qu’aujourd’hui nous avons perdu le vrai sens du travail. Nous nous sommes focalis​és dans un monde de consommation exacerbée, donc la priorité n'est ​plus de donner un sens à ce que nous faisons, sinon à essayer de gagner chaque jour plus, pour consommer encore d’avantage. Nous sommes passé de la consommation industrielle des grandes surfaces, par exemple, à la consommation BIO, mais qui se produit elle aussi de façons industrielles.

Il y a un passage du livre que me touche énormément et peut-être me fait-il rappeler de mon arrivée en France … « Je me souviens de ces amis africains découvrant avec effarement, dans une de nos grandes surfaces, l’accumulation de marchandises, incluant (chose inouïe pour eux) de l’eau en bouteille, de la terre en sac et (on touchait l’inconcevable) des rayons d’alimentations pour chiens et chats. Ils m’ont appris à voir ce que je ne voyais plus : notre surabondance ».

Je vous invite à lire cette livre, c’est très intéressant pour individuellement trouver un sens à notre travail et a notre vie quotidienne.