« SILENCE SUR LA RIVIERE SALEE » par Christian Dumont

​« Eté 2001, quand j’ai débuté cette peinture, j’ai souhaité traiter d’un sujet suffisamment obnubilant chez nos amoureux du pinceau et des pigments ; La transparence…

Pourquoi cela ? Parce qu’à mon sens, il existe une grande puissance à ce phénomène ; Saisissable par sa capacité et sa liberté d’exister sans jamais être l’objet d’une capture. Probablement un acteur identitaire de ma nature !

Comment donc interpréter ce ressenti ? Dans mon univers, juste en me libérant de quelques carcans de notre réalité d’adulte, notre justifiable, notre raisonnable, pour m’immerger dans cette espace surréaliste, qu’est l’innocence dans l’enfance : Ce pouvoir sans limite, de rêver et d’ancrer l’observation à nos souvenirs.

Alors, j’ai creusé dans mes souvenirs d’enfance les plus enfouis, et retrouver ce décor où tout me semble approprié au spectre d’un état d’abondance, suffisamment riche en lumières et propice à envahir mon imaginaire et mes émotions.

Là, à cet endroit, j’ai donc retrouvé tous les compagnons bâtisseurs d’identité, qui m’ont instamment prié de taire toutes formes de nuisance vibratoire de ma présence, mais plutôt de faire corps avec cet environnement inspirant et édifiant, déployant sur des lieux, toute la capacité de mes sens, afin de faire mienne l’immobilité de la transparence.

Dans ce mutisme, j’observe seulement ! … Je capture alors humblement et je transcris sur la toile, les couleurs de l’invisible qui enveloppe le spectre lumineux de sa présence, dans l’eau, dans l’air, dans le silence, mais prêt à se dérober si la liberté de son œil sur moi était remise en cause. 

Soudain ! l’indiscrétion de ma présence surprend les hôtes de ce lieu, et fait s’envoler la liberté ! Il faut tout recommencer ! »

Peinture imaginaire inachevée… en partie basse, angle gauche.

Réalisée en deux mois temps cumulé.

Technique acrylique, pour sa prise rapide, et dilution grandes eaux.

Bluff du paysage : Tous les passionnés d’aérologie auront la mauvaise surprise de voir cohabiter des Cumulo-nimbus et des strato-cumulus. Inconcevable dans une réalité météorologique.

- Christian Dumont, Responsable Pôle Economie de la Construction